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Le chanoyu

La cérémonie du thé…

 

Elle laisse perplexe le néophyte lorsqu’il y assiste pour la première fois. Mais faut-il l’expliquer, la verbaliser, ou laisser la magie opérer naturellement?

Faut-il donner une explication rationnelle chère à nos esprits occidentaux ou laisser notre inconscient embrasser l’ensemble de cette démonstration de beauté, de finesse mais aussi de techniques parfaitement orchestrées.

A quoi sert la cérémonie du thé?
Réponse: à rien !!!

Enfin, autant que sert la musique, la danse, la peinture, le zen,… etc. Comme tout art, le CHANOYU a sa place en tant que richesse de l’esprit et du corps. Détente, concentration, esthétique, rythme… autant de recherches immatérielles inutiles pour certains, fondamentales pour d’autres.

Le samouraï, lorsqu’il n’est pas au combat en train de protéger son seigneur, lorsqu’il ne s’entraine pas aux techniques de Bu-jutsu, occupait son esprit à des pratiques “plus maniérées”. L’ikebana (Kado ou Voie des fleurs), le Chanoyu (Sado ou Voie du thé) outre l’apport d’une certaine culture dûe à son rang social, l’aidaient à approcher une concentration maximum utile en situation de stress. Cette concentration est fondamentale et déterminante lors de chaque combat.

Durant le Chanoyu, le temps s’est arrêté. Tout (même le plus insignifiant détail) revêt une importance fondamentale. La qualité du peu de matériel, la température de l’eau de l’infusion, la beauté du bol, de la cuillère du plateau, du fouet (shasen)… Y compris la beauté du kimono de l’hôte, les gestes fins et tempérés pour essuyer le bol, remuer le thé vert en poudre (Macha)… Même le papier (fusuka) servant à essuyer le bord du bol est de qualité ! La relation privilégiée entre l’hôte et les invités est là aussi, fondamentale. Le lieu (rôji), la maison de thé très dépouillée supportant un proverbe ou une estampe dans le Tokonoma (alcôve dans le mur d’honneur) offre une atmosphère particulièrement calme et sereine.

Une légende raconte qu’au cours d’une bousculade entre un homme de sabre et un maître de thé, un duel aurait été organisé par le premier. Au cours de ce duel, l’expert en combat aurait été tellement impressionné par la sérénité du maître de thé qu’il dû abandonner le combat avant même qu’il ait commencé. Ce maître de thé ignorait totalement l’art du sabre. Mais la position de son corps et le calme de son visage reflétaient ce qu’avait recherché l’expert en arme tout au long de ses longs entrainements…

C’est une vraie recharge d’énergie et de sérénité qui attend le pratiquant de Chanoyu.

PB